eau station épuration classique 1


 

Dans une station d’épuration classique, dite aux normes…

une station dite "classique".. classe Hic?

Décidée de continuer mon « enquête » sur les stations d’épuration, je demande les autorisations officielles aux quelques villages voisins qui en sont équipés.  En vain…

Pas le droit?… Alors prendre le gauche et aller voir de mes propres yeux ce qu’elles vivent et me raconteront des modes de leurs habitants.

Armée de mon appareil photo, je pose mon dévolu sur une petite station classique, âgée de trente ans et relâchant ses eaux dans le ruisseau.

Toujours nourrie par ma première expérience d’une phytoépuration, si belle et joyeuse, je sais maintenant que les émanants se montreront et me parleront.

A première vue, tout semble correct, même si effectivement, la station est placée dans un coin reculé, loin du regard.. Juste une odeur sournoise et nauséabonde vient agacer mes narines..

p.v c'est.. Je m’approche et commence par les eaux en sortie, celles plus faciles d’accès, sensées être épurées, nettoyées, rendue à leur liberté avec respect.

Là, je suis bouleversée par les conditions de vie des émanants, secouée par leur sensibilité à se confier en image, eux, les victimes immédiates de l’ignorance de mes contemporains, ces maîtres incontestés du maquillage et de l’apparence, préférant toujours la forme au fond…

A la campagne, très vite les gens se connaissent et tous me savent solidaire à la cause écolo.. Je compris pourquoi les autorisations m’avaient été refusées…

 Alors, tristement, je constate qu’en sortie immédiate les boues sont encore là, que ce sont les plantes extérieures qui font le travail, pas celles intérieures comme ça devrait être le cas…

 

Pan, l'homme-cerf devenu chevreauJe constate par ailleurs, qu’en dehors de ces émanants, êtres purement énergétiques et sachant utiliser le corps de l’eau pour se faire voir, aucun animal, insectes ou batraciens, ne cohabite en ce petit biotope…

 

Emportée par ma curiosité et mon envie de comprendre, je trouve une faille dans le grillage et j’entre pour voir comment tout ceci se vit au dedans.

Les boues sont là, fétides et inertes, les eaux bouillonnent, écoeurantes.. La mort plane..

 

 

Le tour vite fait, je prends quelques photos, dorénavant convaincue qu’en effet, les villageois ne se rendent pas bien compte de ce qu’il se passe avec leurs eaux dans cette station vétuste…

Peut-être préfèrent-ils faire les autruches, et ne pas avoir à affronter la réalité d’un empoisonnement quotidien des ruis et des campagnes alentours.

Je ne me tairai pas, non.. Et avec les émanants en soutiens, j’écrirai tout ce que j’ai vu..

la main gantée

 

cnrs: dégradation des eaux

 

 

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